Steven Pinker, le bon augure

Steven Pinker, le bon augure.
"La part d’ange en nous", l’un des ouvrages majeurs de ces 20 dernières années encore insuffisamment connu en France.
Le bon augure
Dans son enquête sur la pacification du monde, ce professeur d’Harvard dépeint notre temps comme celui d’une victoire de « la part d’ange en nous »
Pangloss s’est-il réincarné ? Le monde tremble, Pyong-yang et Washington se -livrent à une partie de poker -nucléaire… et quelqu’un pourrait encore affirmer, comme le personnage de philosophe dont Voltaire s’est servi dans Candide pour parodier Leibniz, que ce monde est « le meilleur des mondes possibles » ? Oui, à peu de chose près. Cet homme est -professeur à Harvard, il s’appelle Steven Pinker et n’hésite pas à écrire, dans La Part d’ange en nous, « qu’il se pourrait bien que nous vivions l’époque la plus -pacifique -depuis que le genre humain existe ».
Ce brillant chercheur en psychologie cognitive n’a rien d’un métaphysicien perdu dans les nuées, malgré l’impression un peu éthérée – angélique ? – que donne son visage paisible encadré d’une épaisse chevelure frisée. Ses pieds, chaussés de bottes de cow-boy noires, sont bien campés sur terre. S’il affirme que ce qu’il appelle « la Longue Paix » -prévaut désormais, c’est en s’appuyant sur une accumulation impressionnante de statistiques et de faits. Ce n’est cependant pas cette avalanche de données qui a poussé Bill Gates à tweeter en mai dernier que ce livre était le plus« inspirant » qu’il ait jamais lu, le propulsant dans la liste des best-sellers, des années après sa première parution en anglais (2011). L’ancien patron de Microsoft a surtout trouvé dans ces pages un -message d’espoir, la démonstration qu’il est possible de changer le monde, -puisqu’il a déjà changé.
Il est vrai que les circonstances, entre-temps, ont évolué, et que le livre peut -désormais servir de contre-récit particulièrement efficace au discours crépusculaire développé par le Cassandre en chef, Donald Trump. Quand on -l’interroge aujourd’hui, Steven Pinker avoue que l’élection du nouveau président américain l’a bien sûr inquiété. Mais il veut croire dans les institutions qu’ont créées les hommes afin de pacifier leurs instincts. " Trump, explique-t-il, a besoin de la coopération ou de -l’appui d’autres pays pour faire pression sur la Corée du Nord, lutter contre le -terrorisme, renégocier les accords de commerce international. La communauté internationale existe toujours et offre une forme de -résistance. " La prudence reste pourtant de mise : « La -vision nationaliste de Trump peut malgré tout l’emporter. »Manière de sous-entendre que c’est aux hommes de définir leur avenir. « La diminution de la violence est le fruit de décisions politiques », ajoute-t-il.
Pour démontrer que les hommes ont su, au cours des siècles, apprendre à dominer leurs démons inté-rieurs, il a mené, convaincu que la politique est pour la psychologie le meilleur des laboratoires, une -enquête historique originale qui -consiste à « identifier les changements dans notre environnement culturel et -matériel ayant permis à nos motivations pacifiques de prendre le dessus ». Il s’est servi, pour la mener à bien, de nombreuses recherches à propos de l’histoire de la violence et de l’impact des influences extérieures sur notre comportement. Surtout, il a repris, ce faisant, le flambeau du sociologue allemand Norbert Elias (1897-1990), pour qui la création de l’Etat moderne, l’urbanisation, la sécularisation, l’industrialisation, le dévelop-pement du commerce et la mobilité des populations ont amené l’homme à intérioriser les contraintes sociales et à contrôler ses émotions.
En appui à ces thèses et ces observations, il dresse un tableau historique -impressionnant d’une pacification grandissante de la vie internationale, en -commençant par noter que les grandes puissances ont cessé de s’affronter -depuis 1953. Il rappelle également que si la seconde guerre mondiale est bien le conflit le plus meurtrier de l’histoire en chiffres absolus, ce macabre « classement » change dès lors qu’on rapporte le nombre des victimes des guerres à l’état de la population mondiale au moment où elles se sont produites. L’épisode le plus meurtrier de l’histoire devient alors la guerre civile provoquée par la révolte d’An Lushan en Chine au VIIIe siècle – 36 millions de morts, qui représentaient un sixième de l’humanité d’alors. D’autres chiffres, qui ne relèvent pas de la polémologie mais de l’évolution des mœurs, témoignent aussi de cette tendance récente à l’apaisement : le recul des taux d’homicides, de viols, le recul des violences faites aux enfants, aux animaux, etc.
Le progrès est donc possible, selon -Steven Pinker, grâce à ce qu’il appelle« les différents anges qui cohabitent en nous » : la maîtrise de soi, l’empathie, le sens moral et la raison, qui nous -permettent d’identifier la violence comme un problème et de développer des solutions pour la réduire – telle la création d’un système pénal ou d’un régime de sanctions internationales, -innovations récentes mais qui sont le fruit d’efforts millénaires pour sortir de l’anarchie.
Dans le cours de sa démonstration et dans la conversation, Steven Pinker -révèle, sous des dehors on ne peut plus affables, un goût marqué pour la polémique, notamment quand il évoque la -nostalgie que certains anthropologues nourrissent à l’égard des sociétés -formées par les peuples premiers, – « tribus anarchiques » de chasseurs-cueilleurs dont il se plaît à rappeler la violence. En défenseur des Lumières, il refuse de laisser renaître cette figure artificielle et condescendante du « bon sauvage ». Il se félicite d’ailleurs que -certains dirigeants soient toujours -attachés aux idéaux définis au XVIIIe siècle. " J’étais très heureux, dit-il, d’entendre Emmanuel Macron, le soir de sa victoire, affirmer que son projet était de défendre les Lumières. De même Barack Obama, dans son discours d’adieu, a rappelé que les Etats-Unis furent fondés sur la base des principes des Lumières et qu’il faut préserver cet héritage. "
Cette question prend un relief parti-culier en un temps où Donald Trump – encore lui ! –, en colportant des idées conspirationnistes et climatosceptiques, contribue à diminuer le prestige de la science dans la société américaine. La course aux profits engagés par le -secteur pétrolier, bien représenté dans le présent gouvernement américain, ne l’étonne d’ailleurs pas.« Nous sommes souvent enclins à rechercher des avantages à court terme. Dans le passé, nos -ancêtres ont causé de graves dommages environnementaux, allumant d’immenses feux pour cultiver les terres, ou chassant des animaux jusqu’à l’extinction. » Mais il remarque que la raison nous a permis d’identifier le risque que représente le réchauffement de la planète. Des solutions, selon lui, seront trouvées – le recours à des énergies plus propres, le stockage du carbone…
En dépit des efforts qu’il déploie pour démontrer que notre présent et notre avenir sont plus roses qu’on ne le croit, il récuse l’adjectif – panglossien – d’optimiste. « Cela sous-entendrait qu’il s’agit d’un trait de ma personnalité, ce qui n’est pas la réalité. Je me contente de vouloir faire connaître l’état véritable du monde. » Cet intellectuel qui se revendique du centre gauche estime ainsi délivrer un message politique : « Les démagogues et les radicaux tirent parti de l’idée selon laquelle la société est en crise. C’est une excellente excuse pour détruire nos institutions et laisser croire que nous n’avons rien à perdre. » A l’inverse, dit-il, se rappeler que les choses vont mieux qu’on ne le croit est libérateur, parce que cela nous démontre la fécondité des -efforts accomplis par les générations passées pour rendre nos institutions meilleures. « Dire cela, ce n’est en rien une excuse pour accepter le statu quo, bien au contraire. Cela doit inciter à en faire davantage. »
Par Marc-Olivier Bherer.
Faîtes un 

voyage Laos Cambodge pour rencontrer les gens sympathiques, doux et souriants! Vous trouverez plus de détails en cliquant sur 

http://www.voyage-laos-cambodge.com/tours/Les_incontournables_du_Laos_et_Cambodge_12_jours_l_11_nuits.html

Les bars à bières

Siem Reap compte des dizaines de bars à bières, fréquentés par les jeunes Cambodgiens qui travaillent dans le tourisme. Ils sont parfaits pour prendre une bière bon marché avec un en- cas et pour rencontrer des habitants autres que votre chauffeur ou votre guide. Tous servent de la bière glacée, parfois dans des “tours” de 3 litres, munies d’un refroidisseur. L’ambiance est parfois un peu macho, et mieux vaut que les femmes seules rejoignent d’autres voyageurs.
Les bars les plus attrayants se tiennent au nord d’Airport Rd, à partir des premiers feux de croisement après Sivatha St. Le Trey Kon (carte p. 92 ; ©17h-tard) est l’un des plus séduisants, avec un immense comptoir circulaire et des retransmissions de football sur grand écran. Flânez dans le quartier pour repérer d’autres adresses.
L’Asie du Sud-Est est un de plus beaux lieux à voir dans le monde. Venez découvrir cet belle endroit lors d’un circuit en Birmanie.
 

Je m’y étais rendue un paquet de fois !! Encore une librairie qui ferme, et des banquiers qui ne jouent pas leur rôle

Je m’y étais rendue un paquet de fois !! Encore une librairie qui ferme, et des banquiers qui ne jouent pas leur rôle…
Ça me rappelle une toute petite histoire mettant en scène un libraire et un de ses amis…L’ami demandait au libraire de lui raconter son métier et libraire répondait : “Il était une fin…”
Dégoûtée je suis !

SUPER LUNE BLEUE DE SANG – Mercredi 31/01/2018 -,

SUPER LUNE BLEUE DE SANG – Mercredi 31/01/2018 -
..Un phénomène rarissime au nom étrange…
- Super Lune ? Parce que, ce mercredi, la Lune sera à 359000 kilomètres de la Terre, soit à seulement 3000 kilomètres de plus que son périgée. Elle paraîtra plus grande que d’habitude.
- Super Lune bleue ? La « Lune bleue » qualifie une deuxième pleine Lune dans un même mois, un phénomène qui n’arrive qu’un mois sur trente !
- Super Lune bleue de sang ? Parce qu’il y aura, en plus, une éclipse lunaire totale. Or, quand ce phénomène intervient alors que la Lune est à son périgée, on parle d’une Lune de sang…

Avant de commencer un gros travail de concentration ce matin, je me suis arrêtée sur ma respiration – meilleure alliée de ma concentration – et…

Avant de commencer un gros travail de concentration ce matin, je me suis arrêtée sur ma respiration – meilleure alliée de ma concentration – et j’ai utilisé ce support video magnifique. Je suis prête pour exiger de mon cerveau cette fameuse concentration… Essayez vous-même et vous verrez le résultat ! Bonne journée à tous.

Tout est une question de vases communicants finalement ou une histoire d’Ô

Tout est une question de vases communicants finalement ou une histoire d’Ô…le Rhône a bien entamé sa décrue, les lyonnais retrouvent les berges, le marché est plus gai que jamais … une belle initiative des chefs lyonnais autour d une soupe pour les sans abris…extraits d’un dimanche ordinaire à Lyon… pourtant il faudra reconstruire les planches toutes détériorées par la crue… mais le sourire est là et c’est bien l’essentiel… côté Saône ce n’est pas la même ambiance: elle continue de monter et on se demande bien à quel niveau elle va s’arrêter …
Crédit photos@Michèle Turco.

L’Association Genevois Sans Frontières lance une pétition pour que leurs enfants puissent continuer à accéder à l’enseignement genevois

L’Association Genevois Sans Frontières lance une pétition pour que leurs enfants puissent continuer à accéder à l’enseignement genevois. Le droit à l’éducation est un droit fondamental pour des contribuables et citoyens genevois. Un droit qui ne peut être retiré par aucun gouvernement démocratique, même le plus vénal. Par ailleurs, si les collectivités françaises devaient accueillir 2000 élèves supplémentaires en quelques année, elles ne pourraient le faire que dans des conditions très dégradées pour tous et pour un coût public en nette hausse. Je vous encourage à diffuser cette pétition auprès de tout citoyen genevois pour la liberté de circulation et l’égalité.

Wy Ton Chu, il y a 11 mois (modifié), English transliteration/translation below, Any mistakes please correct accordingly, thanks!, (To you; yes my…

Wy Ton Chu
il y a 11 mois (modifié)
English transliteration/translation below
Any mistakes please correct accordingly, thanks!
(To you; yes my love, to you; yes my love to you, to you, to you…)
「私は私 貴方は貴方」と
昨夜言ってたそんな気もするわ
グレイのジャケットに見覚えがあるコーヒーのしみ
相変わらずなのね ショーウィンドウに二人映れば
Stay with me… 真夜中のドアをたたき
帰らないでと泣いたあの季節が 今 目の前
Stay with me… 口ぐせを言いながら
二人の瞬間(とき)を抱いてまだ忘れず
大事にしていた
「恋と愛とは違うものだよ」と
昨夜言われたそんな気もするわ
二度目の冬が来て離れていった貴方の心
ふり返ればいつもそこに貴方を感じていたの
Stay with me… 真夜中のドアをたたき
心に穴があいたあの季節が 今 目の前
Stay with me… 淋しさまぎらわして
置いたレコードの針同じメロディ繰り返していた…
Stay with me…真夜中のドアをたたき
帰らないでと泣いたあの季節が 今 目の前
Stay with me… 口ぐせを言いながら
二人の瞬間(とき)を抱いてまだ忘れず 暖めてた
(To you; yes my love, to you; yes my love to you, to you, to you…)
Watashi wa watashi anata wa anata to / I am me, and you are you [we are not meant for each other]
Yuube itteta sonna ki mo suru wa / I had the feeling you wanted to say this to me last night
gurei no jaketto ni miobore ga aru koohii no shimi / I can remember the smell of coffee in that grey jacket
Aikawarazu nano ne sho uindou ni futari utsureba / [you] haven’t changed at all; and reflected on that store window, the two of us…
Stay with me… mayonaka no doa o tataki / Stay with me… as I knock on that midnight door
Kaeranaide to naita ano kisetsu ga ima me no mae / “Don’t go”, I cry; that season is right before my eyes
Stay with me… kuchiguse wo iinagara / Stay with me… as I say this catchphrase
Futari no toki* wo daite mada wasurezu / The times we had together, I have not forgotten
Daiji ni shiteita / and have cherished up till now
Koi to ai to wa chigau mono dayo to / Affection and love are different things
Yuube iwareta sonna ki mo suru wa / I had the feeling you wanted to say this to me last night
Nidome no fuyu ga kite hanarete itta anata no kokoro / The second winter comes since your heart has left me
furikaereba itsumo soko ni anata wo kanjiteita no / if I relapse, I have always felt you deep down
Stay with me… mayonaka no doa o tataki / Stay with me… as I knock on that midnight door
kokoro ni ana ga aita ano kisetsu ga ima me no mae / A hole has opened in my heart; and that season is right before my eyes
Stay with me… samishisa magiwarashite / Stay with me… and to take my mind of this loneliness
Oita rekoodo no hari onaji merodi kurikaeshite ita… / that record I placed, plays that same melody, over and over again…
Stay with me… mayonaka no doa o tataki / Stay with me… as I knock on that midnight door
Kaeranaide to naita ano kisetsu ga ima me no mae / “Don’t go”, I cry; that season is right before my eyes
Stay with me… kuchiguse wo iinagara / Stay with me… as I say this catchphrase
Futari no toki* wo daite mada wasurezu / The times we had together, I have not forgotten
Atatameteta / and still bring me warmth
*”toki” is sung, but the lyrics really say “shunkan”, which means “a brief moment”; she is implying that their time together was extremely short.
Moins
RÉPONDRE

J’ai trouvé ce que cette polémique autour de l’échange Caroline Broué/Chimamanda Ngozi Adichie me rappelle: l’affaire “Exhibit B”

J’ai trouvé ce que cette polémique autour de l’échange Caroline Broué/Chimamanda Ngozi Adichie me rappelle: l’affaire “Exhibit B”. Dès qu’il y a le mot “culture” quelque part, ça devient tout de suite beaucoup plus difficile d’admettre simplement qu’il y a un problème. (Je ne suis pas pour en faire des tonnes sur cette histoire, mais le niveau de déni m’impressionne)

manmeds.top | 502: Bad gateway

Error 502 Ray ID: 3f13512a259d7e5d • 2018-02-22 16:28:11 UTC

Bad gateway

You

Browser

Working
Detroit

Cloudflare

Working
manmeds.top

Host

Error

What happened?

The web server reported a bad gateway error.

What can I do?

Please try again in a few minutes.